HUMANERGIE

Design fiction et mobilité
2018 • Bordeaux • Master 1 Design Innovation Interaction et Service, Université Bordeaux Montaigne

Et si nous créons du mobile à partir de l’immobile ? De l’actif par ce qui semble apriori inactif ? De l’énergie grâce à quelque chose qui n’en a plus autant que fut un temps ?

Humanergie est une maison de retraitement de personnes âgées. Elle propose ainsi des services Ante Mortem et Post Mortem définis selon votre profil. Humanergie devient ainsi le premier fournisseur en énergie écologique.

Actuellement dans le monde et particulièrement en occident, on s’interroge sur : la croissance démographique, l’espérance de vie qui se rallonge, la population vieillissante qui augmente, la surconsommation dans les pays développés et la pollution qui prend fortement le pas. Via le concept de mobilité nous voulons à notre tour interroger ces différents thèmes. Nous considérons que la mobilité caractérise des déplacements, plus encore tous mouvements, aussi bien relatifs qu’absolus, visibles qu’invisibles. Nous dirions que la mobilité a une double composante, spatiale et sociale : Nous partons du principe que la mobilité physique individuelle participe à la mobilité social, économique, culturelle et relationnel d’un individu en occident. En effet, pour se mouvoir dans l’espace virtuel du social, les déplacements relatifs, dans l’espace à partir d’un lieu, sont nécessaires. La mobilité physique est un droit, un droit à faire famille, à travailler, à créer du réseau, voyager etc. d’autant plus dans une société libéraliste. Plus encore que prendre une place dans une nomenclature des catégories socioprofessionnelle, la mobilité permet de « s’approprier une ressource pour en faire usage. L’idée de ressource – qui renvoie plus à une offre qu’à un ordre – permet de rendre compte de phénomènes flexible » (Alain Bourdin, Les mobilités et le programme de la sociologie. 2005). Les individus sont donc mobiles sous différents aspects. Si la mobilité physique entretien des « ressources » (Cf.Bourdin) ou des « capitaux » (Cf.Bourdieu) à l’échelle des individus, elle entretien aussi à l’échelle d’un état. La mobilité individuelle et la mobilité économique d’un pays sont étroitement liées. Dans ce contexte, que deviennent les individus moins mobiles ? Quelles valeurs apportent-ils à la collectivité ? Notre fiction interroge la valeur de l’immobilité et son traitement dans une société qui se veut toujours plus mobile.